Etoiles Dolce Gaboma - Didier Ontchanga

rachel-haut2.jpg

 

Biographie

Né dans une famille de mélomanes dont son père, ses oncles et les amis de ses parents qui étaient des fers de lance des orchestres à sensation qui animaient les nuits librevilloises autour des années 60 et 70, Didier Ontchanga fera ses premières gammes avec ses frères dans cet incubateur. Mais c’est sa rencontre avec Prince Martin Rompavet qui marquera et influencera le début de sa carrière. Son cadre de référence reste la musique traditionnelle gabonaise, mais il parcoure aussi le monde musicalement en s'imprégnant des vibrations sonores qui touchent la corde sensible de son cœur à l'exemple des sons africains, la musique Afro Cubaine, la Bossa Nova, musique indienne, etc.

En 1980 vient l’heure de l’exil pour la France où il pose ses valises à Caen et poursuit son cursus universitaire sous le regard bienveillant du Phénix de cette université. Il fonde avec des amis africains et antillais l’orchestre Mongongo, et les ballets de Soleil Noir, qui ambianceront le Caen Puce dès 1982. Ils animèrent donc les soirées caenaises à l’amphi de l’Université et les cabarets de la place. La collaboration avec François Ngwa lui permettra de participer à chacune des réalisations de cet artiste de renom de la musique gabonaise, ce qui lui ouvrira les portes de la programmation musicale. En 1997 il fait la connaissance de Meiway, figure emblématique de la musique africaine, qui l’invitera comme Guest Star à son spectacle au Bataclan de paris en 2000.

L’année 1998 est son année charnière, car il décide d'autoproduire son 1er album "Azeva" avec autour de lui, un parterre de la peinture musicale de Caen et de Paris, tels que les pianistes Bibi Louison et Luc Moulanier, le bassiste Cyriaque Bongonga, le guitariste Dominique Voquer et son confrère François Ngwa. Ainsi, dans cet album signifiant "Les réjouissances", il est rentré dans le jeu en confirmant son cadre même de référence qui n'est autre qu'un des aspects du folklore du Gabon.

En 1999, il est sollicité par Nicols Bissek, aux cotés de grand artistes comme Edith Leffel, Thierry Cham, Nayanka Bell, Henry Dikongué, Manu Dibango, Yannick Noah, Annie-Flore Batchiellylis, etc. Pour une chanson panafricaine pour la lutte contre le Sida, managée par le président de la Croix Rouge française. Il enchaine par la suite avec la sortie des albums "Tonda" en 2001 et "Alena" en 2003. Enfin, l’artiste Didier Ontchanga partage sa passion pour la musique avec celle pour les arts martiaux. En effet, il pratique le Karaté et est ceinture noir 2è DAN dans cette discipline. En outre, il fait régulièrement du Qi Quonq, qui est une maitrise du mouvement de l'énergie interne en médecine chinoise. Pour la période en cours, il en plein mixage de son nouvel album et prépare sa sortie pour l'année prochaine.

 

Interview

1.    Qu’est ce tu aimes le plus chez les gabonais ?

Ce que j'aime chez le gabonais c'est leur patriotisme.

2.    Quelle est la personnalité (artiste, sportif, homme politique etc…) gabonaise que  tu aimerais rencontrer ?

A cette question, je me suis toujours dis que je rencontrerai les personnes que je dois rencontrer car un partage doit se faire, un enseignement...

3.    Quel est ton meilleur souvenir d’enfance?

Un de mes meilleurs souvenirs, parce que j'en ai plusieurs, c'est cette compétition saine avec mes frères de pièges à crabes : car il fallait être un bon et maitriser les stratèges.

4.    Quel est ton plat culinaire gabonais préféré ?

Un des plats gabonais préféré est le poulet au Nyembwè... Ah, ka'mbia !
  
5.    Quel est le mot en langue vernaculaire gabonaise que tu trouves le plus beau ?

Mbolo, qui représente tout un égrégore. Quelle puissance, parce que repris pratiquement par toutes les ethnies que composent ce pays, le Gabon et qui veut tout simplement dire "Bonjour".

6.    Quel est l’endroit au Gabon que tu as visité et qui ta accroché ?

L'endroit au Gabon qui m'a accroché est la plage de Mayumba, la beauté de ce sable...

7.    Si on te donnait le pouvoir de décision et d’action, qu’apporterais tu de plus au Gabon ou a Gabonais ?

Donner à tout gabonais le minimum vital donc un accent sur le Social : mais que de chantier !

8.    Quel meilleur souvenir gardes-tu de ta carrière ?

Le meilleur souvenir que je garde de ma carrière est le contact avec l'autre et la relation clientèle.

9.    Qu’est ce que tu penses du site Dolce Gaboma ? Quelle est la rubrique que tu apprécies le plus ?

Le site Dolce Gaboma est bien pensé et bien conçu. Certes encore des choses à améliorer car l'homme tant vers la perfection qui n'est pas de ce monde. Toutes les rubriques sont très bien et évidement vous imaginez bien que mon centre d'intérêt est la musique... Bravo ! 

 


Contact – Liens externes

·         Profil Dolce Gaboma

·         Sa playlist "Biguine - Rhumba"

·         Sa playlist audio "Musiques traditionnelles"

·         Sa page MySpace 

 

Voir toutes les interviews