Etoiles Dolce Gaboma - Nzanga

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Biographie

Kombila Lazare, de son vrai nom, nous explique que ses débuts dans la mode se sont fait naturellement ; Sa mère, qui était assistante sociale, faisait de la couture pour arrondir ses fins de mois et lui demandait, de dessiner pour elle. Il reprenait donc des modèles de catalogue pour les adapter. Il a réalisé sa première œuvre au CM1 en ayant décousu un short pour s’en servir comme patron. Plus tard, en classe de troisième, il a vendu ses premiers vêtements mais ne disais pas qu’ils étaient de lui parce qu’il pensait que la mode n’était réservée qu’aux femmes. Il a donc réalisé son premier défilé à l’âge de 19 ans dans son lycée après avoir été encouragé par un condisciple de classe qui l’avait démasqué. La mode n’était alors pour lui qu’un passe-temps, mais il trouvait cela valorisant parce qu’il était médiatisé.

De plus, ses parents ne voulaient pas qu’il en fasse un métier, mais il a il a fini par mettre un terme à ses études de gestion en Licence car le poids de son activité de styliste commençait à se faire ressentir. Il voyageait beaucoup vers l’intérieur du pays et était de plus en plus sollicité au point qu’Il lui fallait même trafiquer des justificatifs pour expliquer ses absences en cours. C’est Gisèle Gomez, l’une des premières stylistes d’Afrique à être vraiment reconnue, qui lui a donné l’image qu’il se fait aujourd’hui de la mode. La seconde personne qui lui a vraiment permis de devenir styliste, c’est Alphadi, qui lui a proposé de suivre un stage de formation à Niamey financé par la Coopération Française ; où un enseignant de l’école "Esmod" de Paris leur enseignait les techniques de modéliste. C’était très dur et il faisait très chaud dans ce pays, mais ce qu’il a appris de ces professionnels aguerris lui a permis de développer ses idées, de se libérer de nombreux problèmes techniques qui le bridaient, d’affermir donc son style.

L’étape suivante, fût "la Biennale" de Saint Etienne Design 2002, ou le monde entier de la création et du design était représenté et où il a décroché le premier "Prix de Création". Les jours suivants, il fut invité à la télévision française, sortira dans des coupures de presse et des pages de magazines. Il participera aussi au Festival International de la Mode Africaine (Fima) à Niamey et en 2007 à Douala, au grand défilé de "l’Annual Show Act II", ou des célébrités africaines et occidentales de la haute couture telles Francesco Smalto, Jemman, etc étaient présentes. Il doit tout cela à ses amis du Gabon, Mr Worronco en particulier, le Directeur de Gestim. Sans qui il ne pourrait voyager aussi souvent afin de progresser, se frotter aux autres stylistes, découvrir et évoluer. Il va donc acheter ses tissus sur Paris, au Marché Saint Pierre : la soie sauvage ou italienne, les cotonnades, des tissus nobles impossibles à trouver au Gabon et qui permettent à ses collections de montrer ce qu’il y a de plus beau.

Ce jeune homme d’une trentaine d’années, est le président de l’association des stylistes et créateurs gabonais (Ucreate). Il est également l’instigateur du Fashion Showchou dont la première édition s’est tenue en juin 2003. Son édition 2009 dans laquelle il rendait hommage à Yves Saint Laurent, s’est déroulée en mai dans la salle de spectacle du Centre Culturel Français Saint-Exupéry de Libreville où notre styliste était entouré de confrères tels que Gilles Aristide, Danielle Line et Oscar Ozimo, entre autres. Alors qu’il n’apparaît vraiment dans le monde de la mode gabonaise, qu’en 1990, Chouchou Lazare, se démarque très vite et s’impose véritablement à travers le pays et, passe peu après les limites de la frontière. O n suppose déjà, que le meilleur est à venir.

 

Interview

1.    Qu’est ce tu aimes le plus chez les gabonais ?

Leur abnégation

2.    Quelle est la personnalité (artiste, sportif, homme politique etc…) gabonaise que  tu aimerais rencontrer ?

Ali Bongo Ondimba : Au-delà de toute considération personnelle, j'aimerais parler de l'avenir du Gabon !

3.    Quel est ton meilleur souvenir d’enfance?

Je me souviens que quand j'avais entre 10 et 14 ans, de cette insouciance qui caractérise cette tranche d'âge, de ces moment ou je partais avec tous mes frangins de l'époque à pieds, de la SNI, Nomba Domaine (Owendo) en traversant la voie ferrée, le Lycée Technique en direction du Village Awoungou pour aller cueillir des mangues et revenir les vendre au quartier pour avoir un peu d'argent de poche pour les bonbons, les glaces et le flipper de chez "A côté".

Les activités sportives étaient Foot et art martial. D'ailleurs avec mes frères, on avait réussi à associer les deux : notre équipe s'est pour la petite histoire "Pratiquants"... Avec certains détails que je vais passer.

4.    Quel est ton plat culinaire gabonais préféré ?

Poulet à la sauce "chocolat" (Odika) avec de la banane plantain très mûre ou du Ditouka.
  
5.    Quel est le mot en langue vernaculaire gabonaise que tu trouves le plus beau ?

J'aime bien le mot Muetsa (En langue Yipunu du Gabon), qui signifie "Clair de lune" en français.

6.    Quel est l’endroit au Gabon que tu as visité et qui ta accroché ?

J'ai découvert la réserve de Mandrills de Bakoumba : superbe. Par contre, j'aimerais découvrir les parcs nationaux du Gabon (Mais pas en virtuel).

7.    Si on te donnait le pouvoir de décision et d’action, qu’apporterais tu de plus au Gabon ou a Gabonais ?

Si on me le permettait... Si vous pouviez savoir : "L' E.D.U.C.A.T.I.O.N" !

8.    Quel meilleur souvenir gardes-tu de ta carrière ?

Elle n'est pas encore terminée (Rires)... On en reparle donc dans 10 ans !

9.    Qu’est ce que tu penses du site Dolce Gaboma ? Quelle est la rubrique que tu apprécies le plus ?

Site simple et efficace. Les rubriques "Musique" sont de loin préférées... 



Contact – Liens externes

·         Profil Dolce Gaboma

·         Album de sa collection "Fashion Showchou Lady's Collection"

·         Album de sa collection "Fashion Showchou Man, man & man"

 

 

 

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