Etoiles Dolce Gaboma - Rachel Ossima

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Biographie

Rachel Ossima, la très célèbre "Madame veuve" de la série culte gabonaise "l’auberge du salut" commencera à s’illustrer sur les planches au début des années 90 par l’intermédiaire du théâtre. Elle faisait partie de la troupe "Télé-théâtre" de Dominique Douma, une troupe avec laquelle elle a fait bien des représentations à l'ancien centre culturel français Saint Exupéry, situé à ce moment là près du mausolée Léon Mba. Elle y a tres souvent partagé l'affiche avec des acteurs gabonais de renom comme Pascal Mihindou mi Nzamba, Luce Malékou, Yves Mba, Jean La Croix Kamga, etc…

Mais c’est en 1993 qu’elle s’est retrouvée à faire du cinéma, après avoir eu vent d'un casting qui se déroulait au CENACI (centre national du cinéma). Poussée par plusieurs personnes qui la trouvaient photogénique et par cette envie de faire du cinéma qui se cachait au fond d’elle, elle se verra y participer et être retenue. Il s’agissait en effet de celui du long métrage « L'auberge du salut », ce qui lui a permis de rencontrer dans les coulisses du casting, de têtes connus du cinéma gabonais comme celles Perpétue Ndong et cela lui avait enlevé toute confiance en elle. Intimidé, elle a malgré tout passé ce casting, jusqu'à ce qu'on lui annonce qu’elle jouerait l'un des rôles principaux : celui de "Madame Veuve, Soeur Célestine".

Ce fût donc une aubaine pour elle, de travailler de 1993 à 1996 dans un film aux côtés de la crème des réalisateurs gabonais comme Charles Mensah, Henri joseph Koumba Bididi, Dread Paul Moukéta, Imunga Ivanga (actuel DG du Cénaci), Marcel Sandja et François Mezui Onana et aussi aux côtés de grands acteurs et actrices gabonais dont la liste risquerait d'être longue. Elle se verra donc apparaitre en tête de ce feuilleton qui sera vu dans toute la sous-région (Côte d'ivoire, Sénégal, Cameroun, Togo, Benin, Burkina-faso, etc). Elle a ensuite poursuivi dans sa lancée en jouant le rôle de "Tante Ada", dans un court métrage "Dôlè" de Imunga Ivanga ; sorti à Paris en salle au cinéma réputé de Saint Michel, puis à Libreville et au Burkina Faso, où il a d'ailleurs remporté un prix au Fespaco et plus tard un autre à Cannes Junior. Elle a par la suite également fait une apparition dans le long métrage "Les couilles de l'éléphant" d'Henri Joseph Koumba, toujours aux côtés de Prince de Capistran.

Elle vit depuis un moment sur Paris, où elle continue à faire du théâtre dans un tout autre cadre, car elle est chrétienne. Elle évangélise à travers ce talent que Dieu lui a donné et appartient à la troupe de son église ICC (Impact Centre Chrétien) implantée à Boissy Saint Léger, dans la région parisienne. Elle approfondit donc son art par des cours qu’elle continue à prendre ici et là. Au même moment elle travaille aux cotés de son époux dans une structure de bâtiment et nettoyage qu'ils ont crée il y a près de 6ans, tout en ayant des projets plein la tête pour le Gabon où elle n’est pas retournée depuis 12 ans. Sa famille s'est agrandie ; voilà qui ne manque pas de la rendre active, loin des plateaux de tournage et des scènes.

 

Interview

1.    Qu’est ce tu aimes le plus chez les gabonais ?

Leur fierté d'appartenir à ce beau pays.

2.    Quelle est la personnalité (artiste, sportif, homme politique etc…) gabonaise que  tu aimerais rencontrer ?

L'homme politique que j'aimerais rencontrer serait Mr DIVOUNGUI dont la discrétion est un bel exemple.

3.    Quel est ton meilleur souvenir d’enfance?

Des souvenirs, j’en ai beaucoup, ayant eu une belle enfance. L'un des plus marquants reste la partie de narration (contes qu'on appelle "Mengane" en langue Fang) autour du feu le soir dans la cuisine, couchée sur le lit en bambou ou au corps de garde au village.

4.    Quel est ton plat culinaire gabonais préféré ?

Poisson à l'Odika.
  
5.    Quel est le mot en langue vernaculaire gabonaise que tu trouves le plus beau ?

L'expression Mitond’awè qui en langue Myènè signifie "Je t’aime".

6.    Quel est l’endroit au Gabon que tu as visité et qui ta accroché ?

J'ai été sur le pont en lianes à Poubara, non loin de Franceville, trop impressionnant !

7.    Si on te donnait le pouvoir de décision et d’action, qu’apporterais tu de plus au Gabon ou a Gabonais ?

Je donnerai la possibilité à chaque frère et sœur du Gabon de connaître et d'aimer Dieu en la personne de Jésus Christ, notre sauveur car Il est la vie, l’alpha et l’oméga ; en lui nous avons Tout en abondance, c’est un vrai mystère, ma prière est que chaque gabonais et gabonaise accède à la lumière de cette vérité.

8.    Quel meilleur souvenir gardes-tu de ta carrière ?

Tout ce que j'ai pu apprendre des metteurs en scènes, réalisateurs, dramaturges, artistes, grand public, collègues et auditeurs que j'ai côtoyé pendant les plateaux de tournage, les répétitions de scènes de théâtre, préparations d'émissions radiophonique, les voyages comme au Fespaco au Burkina Faso, l'ambiance des studio, salle de rédaction et aussi les coup de "gueule" des responsables, véritable booster pour nous faire avancer et nous amener à mieux faire.

9.    Qu’est ce que tu penses du site Dolce Gaboma ? Quelle est la rubrique que tu apprécies le plus ?

Les ite dans son ensemble est une bonne initiative pour la communauté et nos artistes. J'en félicite les ses réalisateurs. Longue vie à vous. 

 


Contact – Liens externes

·         Profil Dolce Gaboma

·         Série "L'auberge du salut" (Dans laquelle elle a tourné)

·         Film "Dolè" (Dans lequel elle a tourné)

·         Film "Les couilles de l'éléphant" (Dans lequelle elle a tourné)

 

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