Jannys Kombila (Fabio)

 

Biographie

Jannys Kombila s’est lancé dans le monde de l’humour par un heureux hasard. C’est a l’âge de 12 ans, lors d’une soirée culturelle organisée à l’école du parc des fêtes de Port-Gentil, qu’il monte sur scène pour la première fois ; il a repris ce soir là, un sketch du feu Déckombel que lui avait proposé un ami (Hugues- Gatien Matsahanga). Ce fut un succès considérable ce qui fait que quelques années plus tard, il évoluera en solo et créera par la suite,sa propre troupe de théâtre au lycée technique de Port-Gentil.

En outre, en 1994 il intègre sur invitation de Francky Mawangou, la troupe de théâtre « les Enfants du Gabon » de Port-Gentil. Avec cette troupe, il a obtenu le 1er prix de théâtre, prix Vincent de Paul Nyonda à la 2ème, 3ème, et 4ème édition de la fête des cultures. En 2000 pour des raisons d’études, la troupe se morcèle et c’est avec la rencontre de Serge Abessolo, que naitra le duo "Fabio et Pitchou" et avec lui "Les Aventures de Fabio et Pitchou", en 2007.

De 2000 à 2008, ils organisent donc des spectacles d’humour au Centre Culturel Français Saint Expéry qui ont vu la participation des "Guignols d’Abidjan", des artistes locaux à l’instar de Landry Ifouta, Martin Rompavet, le Chant sur la Lowé et bien d’autres… Ensuite dans la même lancée, il participe a bons nombres de spectacles et soirées en solo mais accompagné de plusieurs autres artistes gabonais jusqu'à l’extérieur de nos frontières ; En Avril 2009 a la soirée culturelle des gabonais de Bordeaux avec Kaki disco, a Tours avec Amandine, en Juin 2010 à Poitiers, puis au Maroc à Rabat et le 17 Août au siège de l’UNESCO à Paris.

Diplômé de l’Ecole Nationale d’Art et Manufacture (ENAM) de Libreville en 2003 et de l’Ecole Normale Supérieure (ENS) de Libreville en 2008. Cet acteur, comédien, humoriste, écrivain, poète, dramaturge et peintre est aujourd’hui Professeur de Théâtre. Il réside en France ou, il poursuit ses études de 3ème cycle à l’Université de Paris X-Nanterre en Philosophie ; au Conservatoire à Rayonnement Régional et à l’université de Poitiers. Il est l’auteur de 8 magnifiques ouvrages dont 5 poésies parus en 2010 aux éditions Edilivre, BOD et Baudelaire. De 3 pièces de théâtre une nouvelle, parus en Juin et Aout 2010 chez les éditeurs déjà cités. En tant qu’Artiste peintre, il a donc participé à plusieurs expositions dont « Contemplation » au Centre socioculturel Trois cités de France en Avril 2010, il y a exposé 30 toiles. A "La Semaine des talents et des Passions" de Mai 2010 a la Place de France à Poitiers. Ou encore au "Trempl’art" d’Avril et MAI 2010, Acrylique sur toile au Galerie RIVAUD de Poitiers. Enfin il sera du 08 octobre au 05 Novembre 2010 au CROUS-RABELAIS de Poitiers.

 

Interview

1.    Qu’est ce tu aimes le plus chez les gabonais ?

L’hospitalité légendaire… Le Gabon a toujours accueilli avec beaucoup d’aménité les frères étrangers de diverses régions d’Afrique et aussi des pays extérieurs au continent… Mais je ne pourrais m’abstenir de noter le caractère indolent de la plèbe face aux situations de marasme social et économique.

2.    Quelle est la personnalité (artiste, sportif, homme politique etc…) gabonaise que  tu aimerais rencontrer ?

L’actuel homme d’état au pouvoir pour comprendre pourquoi notre pays souffre d’une apathie dans sa politique générale...

3.    Quel est ton meilleur souvenir d’enfance?

Quand nous allions, mes compagnons d’enfance et moi, pêcher les petits poissons d’émotion dans les paludes sur la route de l’aéroport de Port-Gentil et lorsque nous nous baignions dans ces ruisseaux de plaisirs, les visages enjoués et les cœurs ravis… Oh comme je m’en souviens encore.

4.    Quel est ton plat culinaire gabonais préféré ?

Cuisseau de sanglier à l’Odika.
  
5.    Quel est le mot en langue vernaculaire gabonaise que tu trouves le plus beau ?

Kumbu dibàle : quelle est la devise de l’homme ? En Yipunu.

6.    Quel est l’endroit au Gabon que tu as visité et qui ta accroché ?

La lagune du Fernand-vaz. C’est un lieu mirifique, on y découvre un paysage et un panorama des plus mirobolants. C’est un univers d’émotion perpétuelle où le piroguier, la lagune, la nature, les animaux ne font qu’un dans ce tableau féerique d’un couché de soleil dans les tropiques… Voilà pourquoi beaucoup l’on témoigné inclination en chanson : "Eliwa" de mon ami et grand- frère François Ngwa, "Nandipô" de notre monument Pierre Claver Akendengué...

7.    Si on te donnait le pouvoir de décision et d’action, qu’apporterais tu de plus au Gabon ou a Gabonais ?

Gouverner est plus difficile que se prosterner… Mais la notion de bonne gouvernance inclut l’opinion de la plèbe dans le processus d’élaboration des conditions d’un mieux être social. Sans prétention, je choisirai au préalable le domaine de la culture qui est dans notre pays délaissé et jeté aux brames. Je convoquerai un conseil général de la culture pour comprendre ce qui s’est fait dans le passé et ce qu’il y a comme projets enfouis et actuels pour la revalorisation et le développement de la culture Gabonaise dans toutes les disciplines artistiques. Je convoquerai l’élite Gabonaise dans le domaine de l’art intégral pour avoir une vision éparse des desseins qui seront fixés... Nous édifierons des maisons de cultures pour la promotion de notre patrimoine culturel et folklorique. Nous construirons des salles de spectacles et des espaces appropriés pour l’éveil des jeunes à l’instar des centres de loisirs, des médiathèques dans chaque arrondissement, une vraie bibliothèque nationale redessinée à l’architecture Gabonaise, Trois grands mussées dans les plus grandes villes du pays, des écoles d’art reparties dans certaines provinces d’agglomérats. Promouvoir la création, le génie artistique à travers des concours, des récompenses, des bourses d’études pour les virtuoses…Congratuler l’art dans sa dimension totale. Organiser des forums pour éduquer, enseigner et informer l’opinion publique sur la valeur de l’art et son importance dans la société et la vie de l’homme. Organiser des manifestations culturelles dans un élan de convivialité chaque trimestre dans tous les arrondissements de différentes régions pour redonner à la culture son estime d’antan et pour faire partager à autrui ses rites. Nous sommes un pays de culture et il est dommage de constater que de nombreux Gabonais ignorent les richesses culturelles dont regorge notre pays. Combien de citoyens Gabonais savent dire "Bonjour" dans Cinq dialectes de chez nous ?

8.    Quel meilleur souvenir gardes-tu de ta carrière ?

Il y a tant de choses que l’on n’oublie pas dans la vie d’un artiste… Ces instants de bonheurs laconiques. J’ai gardé dans ma mémoire ma première sortie à l’international, en 2003 à Paris au Cap 15, avec mon acolyte Pitchou et aussi Serge ABESSOLO, Feu Christian AYUME, Hilarion NGUEMA et bien d’autres.

9.    Qu’est ce que tu penses du site Dolce Gaboma ? Quelle est la rubrique que tu apprécies le plus ?

Le pœcile offert pour la promotion et l’essor de la culture Gabonaise qui pour ma part n’arrive pas à se définir et à s’affirmer dans un élan d’universalisation. Et aussi la possibilité de retrouver les mélodies d’antan dont on ne pourra jamais se lasser d’écouter. A l’instar des tubes de Quatro, Max Massala, Mack- Joss... Diboti !.. De même revisiter certaines fictions cultes ou sketches pour nous apporter journellement une humeur guillerette. 

 

Contact – Liens externes

·         Profil Dolce Gaboma

·         Suivre son spectacle "Les aventures de Fabio et Pitchou" au CCF

·         Album de ses réalisations (Oeuvres écrites et tableaux) 

 

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